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François Tubez, chercheur à la HE Robert Schuman

mardi 18 juin 2019

Sportif assidu dans sa jeunesse, c'est tout naturellement qu'il s'est tourné vers un Master en Éducation physique suivi d'une formation en Kinésithérapie (ULiège). A la sortie des études, il a été engagé comme Assistant à l'ULiège et kinésithérapeute au CHU de Liège. Très vite s'est mis en place un projet de recherche dans le milieu du tennis en collaboration avec le Laboratoire d'Analyse du Mouvement Humain (LAMH) de l'ULiège.En 2013, il a rejoint la HERS, tout en maintenant son activité de recherche au LAMH de l'ULiège en tant qu'assistant volontaire.

Parlez-nous de votre projet "trophy position».

Le service occupe une place importante dans le jeu du joueur de tennis moderne. Il constitue une véritable arme pour prendre l’ascendant dans un match. Un grand nombre d’intervenants peuvent contribuer au développement de ce coup chez un joueur depuis les premiers apprentissages jusqu’à la pleine maturité physique et technique : coach, médecin, kinésithérapeute, préparateur physique, biomécanicien, psychologue, etc.
Cette thèse contribue à l’évaluation et à la compréhension de la gestuelle du service au tennis. Elle apporte, à l’entraineur ou encore à l’entourage médical du joueur, des informations pratiques en lien avec cette gestuelle. Ces informations ont pour but d’améliorer la performance et d’éviter la survenue de la pathologie. Nos observations démontrent le réel intérêt de la participation du biomécanicien dans un encadrement pluridisciplinaire du joueur.

Aujourd'hui où en est votre projet ?

Nous avons réalisé cette année une étude de terrain avec plus de 100 tests chez de jeunes joueurs belges et luxembourgeois. Ce travail sur terrain permet de rencontrer certaines attentes des responsables du milieu du tennis francophone. Nous voulions mieux comprendre ici l'intérêt d'un travail de 8 semaines axé sur la "position trophée" et vérifier l'impact de ce travail sur la performance du service.
Nous mettons en place actuellement une recherche en lien avec la pathologie (Dyskinésie Scapulaire).

Quels sont les aides, partenaires ou soutiens qui ont permis le développement de votre projet?

J'ai pu bénéficier pendant 3 ans de l'aide de la Fédération Wallonie Bruxelles pour travailler à 4/10ème de charge au sein du LAMH. Cela m'a permis d'être "sur place" pour pouvoir réaliser mes travaux de recherche.

J'ai également bénéficié de 2/10ème de charge octroyés par la HERS lors de ma dernière année (2018) afin de me permettre de rédiger et finaliser ma thèse.

Le travail de thèse s'est principalement fait sous le statut d'assistant volontaire, avec le soutien de l'ULiège pour ce point.

Quel a été le rôle de la Haute École Robert Schuman dans le développement de votre projet ?

Les directions successives de la HERS ont toujours été bienveillantes à mon égard lors de mon travail de thèse. Par la suite, la HERS est restée à l'écoute en me permettant d'adapter mon horaire de travail aux impératifs de la recherche qui était menée. 

La HERS a également libéré 2/10ème de charge lors de ma dernière année de thèse et a maintenu cette charge cette année pour que je continue le projet en collaboration avec l'ULiège.

Merci à Marc Fourny, Gorges Sironval et Laurence Denis (DP successifs) et Cécile Bolly, Marie-Christine Archambeau, Frédéric Remy (Directeurs de la catégorie paramédicale).

Quels sont les conseils que vous donneriez à un jeune chercheur en HE qui souhaiterait se lancer dans un projet de recherche ?

Pour ceux qui souhaitent se lancer mais qui ne l'ont pas encore fait ... "fuyez tant qu'il est encore temps" ;0) Plus sérieusement, je leur conseillerais de se lancer dans cette superbe aventure mais sous réserve d'avoir la certitude d'un encadrement et d'un financement adéquat. J'ai pour ma part eu un encadrement exceptionnel de mes promoteurs et encadrants (Prof Bénédicte Forthomme, Dr Cédric Schwartz et Prof Jean-Louis Croisier) ainsi qu'un laboratoire de travail à la pointe de la technologie actuelle. L'aspect financement a été plus délicat à gérer, me demandant de nombreux sacrifices personnels (comme pour tout PhD), mais sans regrets non plus à ce niveau.

Pour ceux qui sont lancés et qui se posent la question de savoir pourquoi ils sont encore dans ce projet dingue (tout doctorant se pose cette question à un moment de sa thèse), je leur dirais de ne jamais abandonner ... et de travailler dur pour pouvoir vivre un jour la défense publique d'un projet professionnel dont ils seront fiers toute leur vie ...

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