
Du 30 mars au 3 avril 2026, SynHERA a accueilli une délégation du Réseau des CCTT (centres collégiaux de transfert de technologie canadiens) pour une mission construite autour de deux ambitions : consolider les liens de l'Alliance francophone de la recherche appliquée, et explorer ensemble un territoire encore peu balisé, celui du potentiel défense de nos recherches civiles.
Lundi : poser les bases, ensemble
La semaine a démarré dans les bureaux de SynHERA à l'ICAB, à Bruxelles, avec une matinée de travaux en commun entre les trois réseaux partenaires de l'Alliance francophone : le Réseau des CCTT, SynHERA et l'AFCRT, cette dernière participant à distance. Bilan des axes stratégiques, communauté de pratiques, benchmark des approches respectives, un moment de fond, essentiel pour faire avancer une collaboration qui dépasse les déclarations d'intention.
L'après-midi a pris un tour plus opérationnel avec une présentation des financements bilatéraux et européens, portée par Cristina Brandini (SynHERA) et Francisco Santana (NCP Wallonie), Horizon Europe en fil conducteur.
La journée s'est conclue par une rencontre avec la Délégation générale du Québec à Bruxelles (DGQB), un signal fort d'une mission qui dépasse le seul monde académique.
Mardi : quand la recherche appliquée révèle son potentiel défense
Tout au long de la journée, organisée en collaboration avec l'AWEX et notamment avec l'appui de Rafaël Jaimes Contreras, centres québécois et belges se sont succédé pour exposer leurs compétences et projets réels : côté québécois, CMQ, OPTECH, Solutions Novika et CGQ ; côté belge, HEPL, Henallux, HE Condorcet, HELMo, CRM et SIRRIS. Et un constat s'est imposé progressivement, presque naturellement : une grande partie de ces travaux, conçus pour répondre à des besoins civils, possèdent un potentiel de reconversion défense évident, souvent à portée de main.
La métallurgie avancée perfectionne aujourd'hui des composants industriels — avec quelques adaptations, elle peut répondre à des exigences balistiques. Les simulateurs de médecine d'urgence développés pour la formation hospitalière trouvent une logique pédagogique directement transposable à l'apprentissage des gestes de secours en conditions de combat. Les drones et capteurs pensés pour la surveillance environnementale ou agricole ont une architecture déjà compatible avec des missions de reconnaissance militaire. La photonique, la géomatique, les systèmes embarqués : autant de domaines où la frontière entre usage civil et usage militaire est bien plus mince qu'on ne le croit.
C'est précisément ce que désigne le concept de dual use, non pas une reconversion radicale, mais la reconnaissance que des expertises existantes peuvent, avec peu d'adaptation, répondre à des enjeux de sécurité et de défense. Cette journée a mis en lumière que les Hautes Écoles belges et les CCTT québécois ont développé, parfois sans le nommer ainsi, un savoir-faire à double usage d'une réelle valeur stratégique.
Les échanges ont également intégré une présentation de la stratégie européenne de défense et de la roadmap technologique portée par les pôles Mecatech et Skywin, ainsi qu'une rencontre avec AGORIA et BSDI. La journée s'est clôturée par un cocktail de réseautage, en présence de Pascale Delcomminette, Administratrice générale de l'AWEX et de WBI, une conclusion à la hauteur des ambitions soulevées dans la journée.
Mercredi : du concret, sur le terrain
Place aux visites d'entreprises et de centres, entre Namur et Liège : Coexpair à Namur, puis MPP et Becover à Liège. Une journée pour ancrer les échanges dans la réalité industrielle et mesurer ce que des collaborations concrètes pourraient produire, loin des salles de réunion, au cœur des ateliers et des labos.
Jeudi : un message d'avenir
La semaine s'est conclue de la plus belle des façons. La délégation canadienne a participé à la Journée de la reCherche en Haute École (JdCHE), organisée par SynHERA. Ils ont eu l'honneur, et nous, le plaisir, de clôturer la séance plénière avec un message ouvert sur l'avenir et les collaborations à construire entre nos deux pays. Un geste fort, qui a résonné dans la salle, et qui dit mieux que tout discours ce que cette semaine aura construit.
La recherche appliquée n'a pas de frontières, et cette semaine en aura apporté une nouvelle preuve. Entre Hautes Écoles belges et CCTT québécois, les terrains d'entente sont nombreux, les expertises complémentaires, et les projets communs, une perspective désormais bien réelle, des deux côtés de l'Atlantique.
Descriptif
Dans le cadre du Plan de Relance de la Wallonie, la Ministre Christie Morreale et le Ministre Willy Borsus lancent un appel à projets portant sur la « Promotion des métiers porteurs d’emploi et la sensibilisation aux STEAM et au numérique ».
Plus d'infos ICI
Objectif principal des projets pour cet appel ?
Promouvoir les filières/compétences/métiers et/ou sensibiliser aux STEAM et au numérique en vue d’attirer les publics vers les métiers porteurs d’emploi, et les filières d’enseignement et de formation y menant,
en travaillant sur l’image des métiers et des sciences ;
en mettant en place des parcours de découverte et d’appui aux apprentissages ;
ainsi qu’en veillant à dépasser les stéréotypes de genre et en ayant une approche inclusive.
Critères de sélection
Pour être éligible, le projet doit :
• reposer sur un nouveau partenariat ou renforcer/amplifier un partenariat existant en décrivant sa plus-value nouvelle (cfr. point 4) ;
• s’inscrire dans au moins une des trois thématiques citées au point 4 ;
• répondre à au moins un des quatre objectifs cités au point 4 ;
• présenter un plan d’actions dans lequel les activités seront présentées de manière détaillée et par partenaire ;
• être gratuit pour les participants ;
• se dérouler sur le territoire de langue française de la Région wallonne ;
• s’organiser durant la période de programmation : entre le 1er octobre 2023 et le 30 septembre 2024 ;
• proposer une action à portée collective et non à portée individuelle ;
• en cas de promotion de filières d’emploi, d’enseignement et/ou de formation, comprendre une information complète sur l’offre transmise de manière exhaustive aux publics cibles sur le territoire visé ;
• viser l’un ou plusieurs des publics-cibles ci-dessous :
o les élèves du primaire ;
o les élèves du secondaire (1er degré, 2ème degré, 3ème degré) ;
o les apprenants en alternance ;
o les étudiants de l’enseignement supérieur ;
o les enseignants et/ou formateurs ;
o les parents et l’entourage proche des jeunes ;
o les demandeurs d’emploi (y compris ceux en formation) ;
o les travailleurs (y compris ceux en formation).
Les conditions d’éligibilité seront vérifiées par le SPW EER.
Conditions d'éligibilité
S’agissant d’un appel à projets relatif aux partenariats, le projet doit comporter au minimum 3 partenaires complémentaires. Cette complémentarité doit se matérialiser au niveau :
• de l’expertise et/ou de l’action des partenaires ;
• du domaine ou secteur d’activité des partenaires (DIFST, enseignement, formation professionnelle, économie, orientation, emploi, …).
Peuvent participer à l’appel à projets :
• les opérateurs publics de formation, d’orientation, d’emploi, de promotion des métiers ou de diffusion des sciences et techniques ;
• les acteurs privés (personnes morales), reconnus et/ou financés par la Région wallonne dans le cadre de la promotion des métiers et de la sensibilisation aux STEAM et au numérique ;
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• les autres acteurs privés (personnes morales) démontrant un engagement récurrent dans la promotion/valorisation des métiers porteurs et la diffusion des sciences.
En outre, pour répondre valablement au présent appel, les partenaires qui seront financés par le présent appel à projets devront rencontrer cumulativement les conditions suivantes :
• avoir une unité d’établissement sur le territoire de langue française de la Région wallonne, ou démontrer qu’ils exercent leur objet social sur ce territoire ;
• exécuter l’action sur le territoire de langue française de la Région wallonne ;
• s’engager formellement à respecter l’ensemble des conditions établies dans le présent appel à projets.
Date de clôture
Budget
L’enveloppe globale dédiée au financement des projets pour le département de la Recherche et du Développement technologique est de 1.570.000 €.
L’enveloppe globale dédiée au financement des projets pour le département de l’Emploi et de la Formation professionnelle est de 2.800.000 €.
Le budget alloué à cet appel est destiné à financer un ensemble de projets qui auront répondu aux critères d’éligibilité et de pertinence et qui auront été retenus pour financement par le Comité de sélection.
Le nombre de projets financés variera en fonction de deux facteurs : d’une part, en fonction du nombre de projets soumis qui répondent au mieux aux critères d’éligibilité et de pertinence ; d’autre part, en fonction des prévisions financières établies par les partenaires au regard des enveloppes fixées par le département de la Recherche et du Développement technologique et du département de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Lorsqu’un projet multi-partenarial est retenu, le montant de la subvention approuvé par le Comité de sélection est fixé à hauteur des prévisions réalisées par les partenaires. Le Comité de sélection peut proposer un ajustement budgétaire au regard des objectifs du projet et des budgets disponibles.
Le financement couvre quatre types de dépenses :
• les frais de personnel ;
• les frais de fonctionnement ;
• les frais généraux. Ceux-ci s'élèvent à 15 % des frais de personnel et de fonctionnement (donc hors frais d'équipement).
• les frais d’équipement.
Contacts SynHERA
- Hélène CARMON (carmon.h@synhera.be)











Plan de Relance de la Wallonie